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La Page d'Encres   

Cépages d'Encres au fil des jours...

Vendredi... ça me dit !

Le 10 juin 2011

 

Des nouvelles d'ici


Cher Philippe,

Parti avec la mer en un cruel automne, mais ô combien présent, là, bien là en ce printemps qui se cherche.

 

Parce que le souvenir de ton sourire nous éclaire bien souvent comme le goût du Mojito partagé pour la promesse d'un éditeur.

Parce que la promesse s'est faite livre et "L'empreinte du lézard" se rencontre en tous lieux dans ce Minervois qui a vu tes chevauchées de rire, d'amour et d'amitié.

 

Tu veux des exemples ?

Un soir, sur des marches de Ferrals-les-Montagnes, une canette de bière posée à ses pieds, un homme lisait, souriait et râlait il aurait pu écrire davantage. je vais le finir trop vite. Pourtant je le déguste et, levant ton livre, me demande, tu l'a lu ? Pas encore. Je te le passe, cadeau ! Normal, c'est Philippe. Un jour de mouise, il m'avait passé du fric et n'a jamais voulu que je le rembourse. Donne le plutôt à ceux

que tu trouveras dans la rue et qui en ont besoin. Alors, pour le livre, pareil.

Un autre exemple ?

Dimanche dernier, "La Grange". Du blues et du bon, des sourires et du vin, des amis et des rires, des femmes, belles et le chant des grenouilles.
Au cœur de la soirée, des livres, des paquets de livres –les tiens- et ton éditeur souriant et modeste qui, simplement, parlait d'une belle rencontre.


Et depuis ?

Depuis je lis, je me régale. j'y trouve des accents,

des rythmes, des road-movies et des portraits

qui coulent au fil des lignes

avec la même ardeur qu'il y avait dans ta voix.


Ecrire comme on parle,

mais sans jamais céder à la facilité,

en gardant toujours le rythme et l'acuité du regard.

Ça coule comme un blues.

Ça frappe aux tempes.

Ça touche au cœur.

Ça le fait, quoi ! plus que ça, même …

et crois moi ça va le faire longtemps


Tu le vois, les nouvelles d'ici sont bonnes


PS : au fait, l'ami, ton livre, on va en reparler cet été.

Impossible d'en dire plus pour l'instant.

A suivre dans une prochaine lettre.

 

"L'empreinte du lézard" Philippe Assié. Editeur Ginkgo

 


1er avril 2010

                                                                                                                                        "La nuit ne communique pas avec le jour

Elle y brûle. On la porte au bucher à l'aube

Et avec elle..."

Mathias Enard

La Compagnie des Mots


Comme un pont sur le Bosphore, comme une utopie, une esquisse de chantier à mener sur d'autres rives,la traversée d'un livre. Intégral.A deux voix comme un écho de page en page.


Une journée sur les pas de Michel Ange, "dans le port de Constantinople le jeudi 13 mai 1506...".

Signé Mathias Enard, "Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants" Actes Sud, est un livre à lire.

 

Lire comme on part vers un ailleurs peuplé de pages,de lignes, de mots et de parfums. Intrigues de Cour. Incertitudes de l'Artiste. Bienvenue à Istanbul."On l'appelait surtout Constantinople."

 

 

"Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants"

est un livre à lire... et peut être à entendre...

De longs temps de lecture, à picorer comme un album photo, à partager version set de jazz.

 

 

La traversée d'un livre, matin et après-midi parce que le lieu invite à goûter le temps.

La librairie "Mots et Compagnie" à Carcassonne, au carrefour des vrais livres, d'artisans, d'auteurs sur un champ d'expression dessiné à l'aune de l'exigence et la sensibilité, guidé par un passionné du livre et du lecteur, attentif et souriant, Mehdi.


Embarquement samedi 9 avril à partir de 10 heures


Librairie "Mots et Compagnie" 35, rue d'Armagnac, Carcassonne 04 68 47 21 44

Lecteurs : Françoise Paran & Henry Migaud

11 mars 2011


"Pour saisir ce que voit les yeux,

il faudrait dépasser la vie"

René Nelli

Poésie au long cours


Au départ la consigne de René Piniès du Centre Joë Bousquet était claire : "Pour le Printemps des Poètes, imaginer une lecture poétique autour des paysages –le thème de cette année- en lien avec les peintres liés à Joë Bousquet et les poètes de la Méditerranée *.


Comme viatique, "Obra Poëtica Occitana" de René Nelli -poèmes en occitan traduits en français- et "Les Poètes de la Méditerranée, anthologie" NRF, collection Poésies Gallimard

 

 

 

Quel voyage !

Vous quittez les coteaux de Nelli, un détour par les oliviers de Gaston Puel et vous vous laissez embarquer pour une croisière, de la Grèce au Proche Orient, du Maghreb à l'Espagne. Quelques visites en France chez Chedid, Bonnefoy, Gaspard, Noël, Roubaud, Sacré, Pey et Siméon. Remonter via l'Italie, Malte, Croatie, Bosnie, Serbie Monténégro, Albanie et retour aux origines, en Macédoine

et les poèmes toujours dans la langue originale et la version française.


A l'heure du "Printemps arabe", cette anthologie est un bel écho de tous ces chants, plaintes et soupirs de la Méditerranée.

 

* Lecture à voix haute -en complicité avec Christine Canivenq, Selvi Gras et des élèves du collège André Chénier- proposée le jeudi 14 avril à 18h00 au Collège André Chénier, 75, rue de Verdun à Carcassonne

 

Vendredi 18 février 2011

Ra!


Ra? Oui! Ra??? Non, pas le dieu soleil, même si beaucoup sont croyantes et toutes solaires.

Ra! le mot fétiche, l'interjection qui ponctue chacune des phrases de ces femmes. Les gitanes de la Cité des Platanes de Narbonne.
Deuxième année avec elles, pour des ateliers d'écriture conjugués à un travail plastique de nos amis d'"Aux Z'Arts".

Mais cette année la petite communauté s'est ouverte à d'autres femmes d'autres quartiers. Pas aussi largement que prévu initialement, mais belle occasion tout de même de connaitre l'autre. Ces autres femmes, voisines mais souvent ignorées des femmes gitanes, des francaises, de La Réunion ou de la Bresse, marocaine ou ukrainienne...

Et à se cotoyer, à travailler ensemble, à écrire et partager les textes, on apprend à se connaitre, à surmonter a priori et réticences, à rire et parler ensemble.

Dernier atelier mardi avant l'exposition prévue en mai, à La Poudrière de Narbonne, sur le thème de la ville, celle où l'on vit ou celle dont on rêve.

Dernier rendez vous et l'occasion d'échanger sur l'écriture, sur la vie, le regard des autres et les préjugés qui pèsent sur le quotidien.


 

 

 

De ces ateliers du mardi, nous aussi, avons beaucoup appris: sur cette culture gitane et les approches de la vie d'une culture à l'autre,parcequ'au fil des semaines, la vie s'est invitée autour de la table: les soucis pour les enfants, un mariage, la mort d'un fils, la maladie d'un proche mais aussi les souvenirs d'enfance ou les recettes de cuisine.

Alors, en reprenant la route, se dire que ces moments là, ces partages nous prémunissaient d'une chose toute simple, l'ignorance de l'autre, une chose toute bête, la peur de l'autre, et en toile de fond, une bête toute simple, simpliste, immonde, le racisme.

Ra! oui on s'est régalé et à les regarder écrire, on peut penser qu'elles aussi.

Alors dire, écrire une évidence, pas toujours partagée: que le même soleil brille dans les yeux de chacun, pour peu qu'on le regarde en face.

Vendredi 7 janvier 2011

 Carnets de campagne Un micro qui sillonne les régions, scrute les villages et un journaliste aimable et curieux à la recherche de tout ce qui se fait ici ou là dans le sillage d'un jeu qui traverse les ans sans prendre la moindre ride.

C'est le secret des "Carnets de campagne" de Philippe Bertrand sur France Inter qui, sur la route du "Jeu des 1000 euros", lie conversations avec ses invités pour évoquer leurs initiatives et projets.

Une escale en Languedoc récemment et ce mercredi, belle surprise: "cafté"

par des amies, -c'est le principe de l'émission- le téléphone sonne au "Voyageur Immobile" et à "Cépages d'Encres".

S'ensuit une interview conviviale autour du voyage immobile, des ateliers d'écriture et ce qui nous anime en Minervois.

Belle invitation et grand plaisir de participer à ce que la radio a de mieux à offrir: la découverte et le temps.


 


 

Vendredi 26 novembre

Un atelier ouvert sur un océan.

 

Ecrire avec, à propos de Baltazar, exposé au Centre Joë Bousquet.

A l'instar de ses amis poètes, Baltazar est bien plus qu'un peintre:

un arpenteur d'horizons,d'origines, d'infinis.
"Un courant d'air et d'encre qui soulève le voile de ce qui nous manque le plus:

une palpitation de beauté."
Sur les pas de Gaston Puel, elles, ils sont une dizaine à se laisser embarquer dans les méandres

de la création, des soubressauts de l'origine, feu, magma, à la plénitude des aurores pacifiées.
Elles, ils écrivent dans la grande salle qui voisine
la chambre de Bousquet.


Sous nos stylos aussi l'émergence des mots qui disent l'instant que suggère Baltazar.


Tangage de rouge.
Ça craque immobile, au souffle du sable qui s'acharne.
L'accalmie enfin.
L'aurore trace des lambeaux.
C'est au-dessus maintenant que ça craque.
Un ciel comme un reproche ou l'aveu d'un échec.
Ce que pense le ciel? Qu'importe.
Le nécessaire instant d'avant donne l'ampleur
de ce qui advient: l'évidence d'un présent inabouti. H


Comme un poème qui naitrait pas à pas, d'une gorge nouée, d'une forge enflammée, d'une vague d'octobre.
Jeu de l'ombre et du feu.
Pas à pas, une lame de fond devient larme d'encre.F
 
                                                      à Philippe A

03 novembre 2010

 

Pousser la porte...

Être curieux.

Surtout si… heure d'hiver, lendemains de grève, horizons brumeux, pollués.

Où sont les rêves ?

Derrière la porte.

Suivre pas à pas une exposition qui s'écrit, se construit, se confie.

Racontée par René Pinies, infatigable guetteur

du Centre Joë Bousquet.

Déambulation dans l'univers de Julius Baltazar.

Pousser la porte pour ces phrases grappillées

au bas de l'escalier. Celle de Gaston Puel, poète, éditeur, veilleur :  

"ce trait qui semble traîner,

qui s'affirme, léger, parfois aérien,

s'étoffe, s'envole en une élégance à la fois

impétueuse et impromptue, se dispose 

comme un trace, sillage de la Passante (…)"

Pousser la porte surtout si –et  Jomy

ne dit pas autre chose dans Olé ! :

"(...) Si l'auguste Maison des Mémoires est

un peu austère, ce n'est pas un sanctuaire loin s'en faut.

(...) Une ligne contemporaine se dessine..."

 

Dans ce foisonnement de Baltazar et ses amis poètes,

l'envie, là, de dire :

poussez la porte. Surtout si…

Jusqu'au 15 janvier 2011

53, rue de Verdun, Carcassonne

du mardi au samedi 9h/12h & 14h/18h

Entrée libre

 

15 octobre 2010

 

Nouveaux horizons

 

Il y a 8 mois, Cépages d'Encres invitait d'autres associations culturelles du Minervois à réfléchir à un collectif pour mutualiser moyens, compétences et harmoniser calendriers d'actions.Depuis, le chantier avance, le bateau prend forme et sera lancé le 19 novembre à Olonzac. Son nom: l'ARGO. Comme le navire mythique ou comme une constellation d'associations.
Premières lignes du journal de bord.

Olonzac.43°17 de latitude Nord. 2°43 de longitude est.

 Depuis son appareillage en 2002 vers l'archipel de l'Ecrilecture, Cépages d'Encres poursuit sa route aux escales multiples.
La ligne est tracée, de nouveaux caps franchis: formation de l'équipage, embarquements réguliers de nouveaux passagers..
Aux escales habituelles, Carcassonne, Narbonne, Béziers, Montpellier, s'ajoutent des voyages au long cours vers des Alliances ou Instituts Francais sur d'autres rivages.
A bord, le vent de l'imaginaire gonfle les voiles, dans les cales, cahiers, croquis, livres et encres marines.
A quai, l'armateur navigue au gré des contrats aidés, des emplois précaires. Les récifs sont nombreux, changeants.
A l'heure du point, avis de grand frais sur la culture, coup de tabac sur les budgets.
Alors se demander si, sur des mers voisines, d'autres équipages connaissent les mêmes écueils, les mêmes avaries.


Appel radio. Recu 5/5
Cap sur le "Voyageur Immobile" pour point de jonction.De babord à tribord, on échange, on propose, on projette.
Sur le pont, les équipages se disent prêts à naviguer sous nouveau pavillon.


L'ARGO est lancé.
Juste un navire amiral pour ces pêcheurs de culture, solidement amarrés à leur liberté mais prêts à unir leurs moyens, compétences et idées pour s'ouvrir de nouveaux horizons.

 

 


 

 

 

 

 

 

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